Arnhofen

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Bernard 1809
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Re: Arnhofen

Message par Bernard 1809 » Ven Juil 10, 2026 10:57 am

LECHEVALIER a écrit :
Mer Juil 08, 2026 3:02 pm
Votre division d'artillerie à cheval bavaroise est splendide. La présence d'un seul caisson par canon ou obusier correspond à l'échelle ½ que vous avez choisie en ce qu'elle est représentative de l'encombrement que représente, en longueur comme en largeur, cet ensemble sur le champ de bataille.
:oops: Merci.
Je fais de mon mieux.

Les Bavarois n'avaient pas d'artillerie à cheval mais de l'artillerie légère en 1809.

Cette artillerie m'a coûté la peau des fesses...
Je l'ai uniquement trouvée en Angleterre chez Perry Miniatures.
Prix d'achat + Frais de port + Frais de douane ... :cry:
LECHEVALIER a écrit :
Mer Juil 08, 2026 3:02 pm
Afin d'améliorer l’esthétique des pièces d'artillerie, puis-je vous suggérer d'ajouter des chaînes accrochées aux affûts de vos canons et obusiers.
L'idée est excellente.
Mais je laisse la beauté extrème des figurines aux gens passionnés par cela. Mes figurines se regardent de loin.
Contrairement à ce site "https://www.addict-figurines.com/" où je sévis aussi.
Ici, vous pouvez peindre des grenadiers de la Garde Impériale en rose bonbon. Cela ne choque personne pourvu qu'elle soit magnifiquement peinte. :mrgreen:
LECHEVALIER a écrit :
Mer Juil 08, 2026 3:02 pm
Il reste que cette modification bien que simple et peu coûteuse, risque de différer un peu plus encore le début de la bataille d'Arnhofen.
J'ai commencé ! :D
Bon, actuellement je joue au jeu "Nécromunda" pour occuper aussi le reste de la famille.
Puis bientôt les vacances à l'étranger.
Le combat attendra un tout petit peu.
Comme ça, j'attaque la batterie à pied bavaroise de l'Hauptmann Hofstetten.
Le travail ne manque pas ! :wink:
:D :D :D
Être et durer!

LECHEVALIER
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Re: Arnhofen

Message par LECHEVALIER » Ven Juil 10, 2026 9:25 pm

Artillerie volante, artillerie légère, artillerie à cheval relèvent du même concept ; celui d'une artillerie capable de se déplacer plus rapidement afin de changer de position durant la bataille et d'accompagner la cavalerie en suivant sa vitesse de déplacement durant la campagne.

Elle trouve je crois son origine dans les armées de Frédéric II à une époque ou l'artillerie de campagne alignait des pièces si lourdes qu'elles ne quittaient pas leurs positions de toute la bataille. Le comte Vaquette de Gribeauval que le Roi avait « prêté » à Marie-Thérèse d'Autriche eu tout le loisir d'apprécier son efficacité.

Cette nouvelle artillerie, qu'il ne faut pas confondre avec l'artillerie régimentaire, portait alors le nom d'artillerie volante. C'est ainsi qu'elle fut désignée au début de la révolution. Le calibre des canons, inférieur à celui de l'artillerie à pied, la désigna bientôt comme artillerie légère. Par la suite et dés lors que les artilleurs qui y étaient affectés furent tous montés elle devint artillerie à cheval. Ce changement correspond aussi à la mise en œuvre de la réforme de l'An XI qui devait normalement remplacer les pièces de 4 et de 8 livres par un calibre unique, celui de 6 livres. Dés lors le terme d'artillerie légère ne s'entendait plus puisque les calibres étaient les mêmes.

J'ai parlé d'artillerie à cheval par analogie avec l'artillerie française. L'ensemble des artilleurs n'étant pas montés le terme d'artillerie légère est sans doute plus adapté pourvu que l'artillerie à pied ne servent pas des canons du même calibre.

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Bernard 1809
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Re: Arnhofen

Message par Bernard 1809 » Lun Juil 13, 2026 9:21 am

LECHEVALIER a écrit :
Ven Juil 10, 2026 9:25 pm
Artillerie volante, artillerie légère, artillerie à cheval relèvent du même concept ; celui d'une artillerie capable de se déplacer plus rapidement afin de changer de position durant la bataille et d'accompagner la cavalerie en suivant sa vitesse de déplacement durant la campagne.
Certes !
Mais j'aime bien "chipailler"! :mrgreen:
Les Bavarois avaient une "vraie" artillerie à cheval jusqu'en 1804.
Puis pour les campagnes de 1806 et 1807, une artillerie portée (empruntée aux Autrichiens).
Améliorant le système autrichien, ils développèrent une artillerie légère en 1809. (Leichte Artillerie).
LECHEVALIER a écrit :
Ven Juil 10, 2026 9:25 pm
Le calibre des canons, inférieur à celui de l'artillerie à pied, la désigna bientôt comme artillerie légère. Par la suite et dés lors que les artilleurs qui y étaient affectés furent tous montés elle devint artillerie à cheval.
C'est moyennement vrai.
Pour la campagne de 1809, on trouve des pièces de 8 dans l'artillerie à cheval française et inversement parfois des calibres 4 dans celle à pied.
Les batteries françaises n'étaient pas homogènes.
C'est pas aussi simple que ça.
Jouant une figurine de bouche à feu pour deux réelles, je me suis intéressé à cette affaire!
LECHEVALIER a écrit :
Ven Juil 10, 2026 9:25 pm
J'ai parlé d'artillerie à cheval par analogie avec l'artillerie française. L'ensemble des artilleurs n'étant pas montés le terme d'artillerie légère est sans doute plus adapté pourvu que l'artillerie à pied ne servent pas des canons du même calibre.
Là aussi c'est un peu approximatif.
L'artillerie bavaroise était composée principalement de pièces de 6£ que l'on trouve dans les batteries à pied ou dans les légères.
Les bouches à feu étaient strictement les mêmes. Seul le transport des personnels différait.

Tous vos dires sont justes!
Mais c'est la théorie.
La réalité historique est un peu plus complexe. :wink:
:D :D :D
Être et durer!

LECHEVALIER
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Re: Arnhofen

Message par LECHEVALIER » Jeu Juil 16, 2026 4:49 pm

Il me semble que nous avons déjà échangé à ce sujet par le passé. Comme vous l'indiquez je m'appuie sur la composition théorique des compagnies d'artillerie et leur règlement d'emploi tandis que vous faîtes référence à des exemples historiques.

J'ai précédemment indiqué dans mon propos que les batteries d'artilleries à cheval françaises pouvaient être affectées soit à de grandes unités de la réserve de cavalerie, soit à la réserve d'artillerie d'un corps d'armée d'infanterie. Dans le premier cas ces batteries doivent conserver leur caractère d'artillerie légère afin de suivre sans peine les cavaliers qu'elles sont sensées appuyer. C'est sans doute sous la seconde occurrence que des pièces de plus gros calibre sont substituées aux calibres originaux. Faut-il comprendre que le commandant du corps d'armée ou plus vraisemblablement le général en charge de l'artillerie du corps ait souhaité ainsi renforcer ses capacités ? Peut-être.

Quoi qu'il en soit ce procédé m'apparaît vicieux à plusieurs égards.
  • Contrairement aux autres calibres de l'artillerie de campagne du système Gribeauval, la pièce de 4 repose sur un affût différent car plus léger que les autres canons et obusiers qui partagent le même affût. De fait, l'avant train de la pièce de 4 est adapté à l'affût et lui aussi est différent des avant-trains communs aux autres canons, aux obusiers mais aussi aux caissons, aux fourgons , aux forges et même aux ambulances. Si donc on change les canons il faudra changer les avant-trains.
  • Les caissons, qui peuvent paraître extérieurement semblables, possèdent en réalité des aménagements intérieurs différents selon le calibre des munitions transportées. Eux aussi devront être sinon changés du moins modifiés.
  • Les équipes de pièces constituant la compagnie d'artillerie sont proportionnées au calibre des bouches à feu mises en œuvre. Une compagnie d'artillerie à cheval est ainsi moins nombreuse qu'une compagnie d'artillerie à pied et moins nombreuse encore qu'une compagnie d'artillerie de réserve. Si donc on rééquipe une ou plusieurs sections d'artillerie à cheval avec de plus gros calibre, cela nuira à l'efficacité de celle-ci. La différence entre les divers équipes ne concerne pas tant les canonniers que les servants. S'il sont en sous effectif cela nuira donc à la cadence de tir de la section concernée.
  • Dans le modus opérandis de l'approvisionnement des pièces et contrairement à ce que j'ai longtemps cru, les munitions sont extraites d'un seul et même caisson qui s'approche de la ligne des canons. Cette mesure est destinée à limiter à ce seul caisson l'explosion qui en résulterait s'il était touché. Elle entraîne que ce caisson une fois vidé soit le seul de la batterie à se rendre auprès du petit parc pour être réapprovisionné. Cette disposition évite donc que plusieurs caissons d'une même batterie n'explosent ou qu'is se présentent simultanément auprès des gardes-magasins, ce qui sera inévitablement le cas si les divers sections d'une même batterie servent des canons d'un calibre différent.
  • Cette disposition est d'autant plus nécessaire qu'il n'existe pas qu'une seule batterie dans un corps d'armée d'infanterie. Bien sûr on pourra me soutenir, qu'avec leurs deux ou trois caissons, chaque pièce dispose de 300 coups et qu'à raison d'un coup toute les deux minutes en moyenne chaque batterie peut soutenir son feux durant dix heures. Pour autant le réapprovisionnement des caissons doit être conduit de façon aussi fluide que possible car rien n'indique que le combat ne reprendra pas le lendemain.
Monsieur de Gribeauval avait imaginé un système complet d'artillerie de campagne, de siège, de place, de port et de montagne. Cet ensemble n'était peut-être pas parfait mais il avait sa cohérence. Modifier l'un des éléments c'était prendre le risque de mettre à mal l'ensemble du système. La désastreuse réforme de l'An XI présidée par Marmont en est la parfaite illustration
La diversité des calibres au sein d'une même batterie procéde de la même intention et parvient sans surprise au même résultat. Souvent le mieux est l'ennemi du bien.

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